Sur la Route

Sur cette page vous trouverez la présentation des différents lieux rencontrés, nos principaux ressentis, les photos (appuyez sur play) et si vous souhaitez en savoir +, cliquez sur le lien en bleu!

Longo Mai (3/09-22/09)

C’est le grand départ, on profite de nos proches jusqu’au dernier moment. Résultat, seulement quelques heures de sommeil, sensations de fatigue mélangée à de l’excitation.

Nous sommes arrivées en début de soirée, en pensant que la route serait longue mais nous sommes seulement à 2 petites heures de chez nous! Et pourtant nous nous sentons déjà si loin… Le dépaysement commence.

Longo Maï est situé sur une colline en face d’un petit village qui se nomme Limans, à 15 minutes de Forcalquier.

Longo Mai est une coopérative pas comme les autres… Voici une liste (non exhaustive) des activités du lieu : mécanique, construction de logements, chèvrerie, maraîchage, poulailler, pain, huiles essentielles, village de vacances, semences, culture des champs, travail forestier, publications, radio, et de nombreuses réunions (commissions, réunions générales, internes, inter coopératives … ) Fondée depuis 1973, la coopérative de Limans regroupe aujourd’hui plus de 120 habitants, la force du collectif est toujours bien présente. Une dizaine autres coopératives se sont créer en France, Allemagne, Autriche, Suisse, Ukraine et Costa Rica.

La réputation de Longo (repères d’anarco syndicalistes révolutionnaires anti hippies) s’est parfois confirmée mais a vite été supplanté par des rencontres individuelles chaleureuses. De drôles de zèbres aussi intéressants que surprenants habitent les lieux. Des parcours de vie originaux où se mêlent engagement politique précoce, lucidité désenchantée et profonde humanité dévoilée par bribes et dans une certaine intimité.

Pour en savoir +: notre journal de bord 

Gap et la Maison Cézanne, 18 Septembre

Nous partons direction Gap et la maison Cézanne afin de rencontrer une des militantes du collectif « un toit un droit ». Cela fait un an et demi que la maison est squattée afin d’accueillir des familles réfugiées au départ, et maintenant surtout des hommes seuls. La maison se situe juste devant les urgences, banderoles et affichettes nous accueil.

Michelle « veille » sur sa vingtaine de gars qui naviguent entre ici et ailleurs au grès des rendez vous administratifs et d’interminables attentes. Ils viennent, d’Afghanistan, du Soudan, du Sénégal. Le sourire aux lèvres et l’embrassade chaleureuse malgré le découragement, Salem et Malik nous accueillent avec grands soin en nous préparant un plat de riz légume du soleil. Aie caramba , le piment fait son effet !

Pour en savoir +

Squat de Veynes

Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons au squat de Veynes où on retrouve de nouveau une grande banderole, avec indiquée « Veynes solidaire ».

On rentre dans cette grande maison de plus de 300 m2 sur 3 étages où une dizaine de personnes s’affairent pour rendre le lieu plus accueillant. Cela fait une semaine que les militant.e.s sont présents pour rénover le lieu et une grande solidarité s’est créer. Les habitants du coin sont venus apporter matériel et aide concrète, ainsi que des artisans ponctuellement en soutien. Une bonne énergie se dégage de cette maison, nous sentons qu’une résistance collective se créer, et avec bonne humeur ! Et pour cause, ce lieu est inoccupé depuis plus de 10 ans par un obscur office foncier public Marseillais. Dans quelques jours, il permettra d’accueillir de 10 à 20 migrants mineurs laissés à la rue.

L’ambiance est joyeuse, lumineuse presque….

Nous partageons leur appel à solidarité « démultiplions les foyer des résistance, de rencontre et solidarité entre les peuples ! Aucun être humain n’est illégal, accueil sans frontières ! »

Le Village des jeunes, Vaunières

Après ces belles rencontres, nous reprenons route en direction de St Julien de Beauchêne où nous découvrons les magnifiques paysages montagneux des Hautes Alpes. Un petit chemin escarpé nous emmène jusqu’au Villages des Jeunes appelé « Vaunières » : c’est en effet un village, tout en pierres sèches, qui a été reconstruit. Au départ, une équipe de prévention spécialisée de la région Marseillaise a prit à cœur le projet de venir tous les été avec les jeunes, ils ne pouvaient y rester plus au vu du manque d’habitation (la restauration du lieu a commencé en 1963).

Aujourd’hui, le village est magnifique et nous rencontrons les habitants actuels: permanents, jeunes en séjour de rupture, adultes en insertion, bénévoles, volontaires, groupe en vacances scolaires… Quelle richesse!  Nous sommes séduites par l’esprit bon enfant, les beaux paysages, l’éthique du lieu, la mixité, la bonne nourriture aussi… L’ambiance bienveillante transpire des murs de ce hameau haut perché des Alpes.

Pour en savoir plus, ici

Association Le Village (25/09-29/09)

Lieu réputé pour la fabrication de ses briques en terres cuites, mais surtout lieu qui résiste de part ses valeurs humaines, il « dénote » dans le paysage social d’aujourd’hui.

Ilot de résistance et bienveillance implanté dans un paysage industriel, les voisins proches sont: l’usine Lafarge, la ligne TGV et une antenne! Mais on s’y fait paraît il… 🙂

L’objet de l’association est « l’accueil, l’hébergement, la réinsertion sociale et professionnelle de personnes en grandes difficultés pour leur permettre de sortir des situations de précarité dans lesquelles elles se trouvent et de parvenir à une autonomie de vie ».

Nous avons été touchées par les belles rencontres humaines, les transmissions de savoirs (jardin/éco construction), la mixité des personnes accueillies (familles/ ado/ hommes seuls) et tous les beaux projets en cours/ en création (mention TB pour l’orchestre Pile Poil!)

Pour en savoir + : ici

Le maquis                         

 

Au Village on nous parle d’une association du coin « Au Maquis »

Plantée à Lauris, l’association développe des actions sur son territoire et dans les cités voisines pour semer des graines de changement avec tous les citoyens. C’est un lieu d’accueil et d’actions pour se trouver et partager, une fabrique d’initiatives citoyennes pour la ville ou la campagne, un champs de cultures et de Culture et bien d’autres choses…

Ici l’originalité du projet, sa mise en œuvre et ses objectifs nous ont séduit..

Maeva se rend à une de leur réunion en présence de la CAF et d’autres financeurs. La fluidité. Cette équipe de trois potes au chômage a réussi, sans faire de démarches dans ce sens, à faire en sorte que ce soit les financeurs qui viennent à leur rencontre pour leur proposer leur aide. En faisant ce qui leur paraissait avoir du sens, comme monter des jardins partagés dans des quartiers réputés difficiles, proposer la mise en place de composteur, ouvrir un café associatif qui soit un espace de vie sociale dans un petit village etc…ils en sont aujourd’hui à recruter leur 5ème salarié. Ces actions se sont mises en place suite à de nombreuses rencontres dans la rue avec les villageois. A l’aide d’outils d’éducation populaire, ils ont recueillis leurs rêves et les ont co-construit ensemble. Ils ont su recueillir les besoins des premiers concernés et les impliquer dans la réalisation.

Ce que je retiens de notre entrevue avec Eric, c’est sa confiance et son lâcher prise. En faisant simplement ce qu’ils avaient décidé de faire ensemble, poser un objectif, une intention, et laisser les choses se faire, petit pas après petit pas.

La fluidité. C’est bien ce que nous ressentons depuis les débuts de notre aventure à nous trois. Un objectif est posé : explorer, rencontrer, s’informer (se mettre dans une nouvelle forme) pour créer notre lieu en vie. Et les rencontres s’enchaînent, chacun apportant l’éclairage qui nous manquait alors, avec souplesse, plaisir et enthousiasme. Il semblerait que nous soyons dans le flow*…

Alter Eco 30 (2 au 17 octobre)

Alter éco est un lieu de vie alternatif, qui accueil des woofers, propose des formations multiples et variées en énergie (éolienne, cuiseur solaire, séchoir solaire, biogaz…), en éducation (pédagogie montessori), en éco construction(bases techniques de bio-climatisme, les usages de la terre et de la paille), et en alimentation (compost, jardin sur buttes), rien que ça!! Mais surtout ils/elles mettent en pratique toutes ces connaissances sur le lieu.

Nous avons appris de nombreuses techniques, grâce à la patience et à la pédagogie des habitants du lieu,  on garde bien les contacts car nous avons encore beaucoup à apprendre! Sur leur site il y a des tuto très efficaces pour apprendre des techniques d’autonomie, à expérimenter seul(e) ou à plusieurs… Les personnes d’Alter éco souhaitent transmettre leurs connaissances librement et gratuitement et avec une pédagogie de pointe!

Aussi, la pédagogie Montessori, qui est d’habitude réservée à une certaine partie de la population (car l’école payante), est ici beaucoup plus accessible. Le regroupement familial permet à chaque parent de venir avec son enfant le Mercredi matin et/ou plusieurs demi journées par semaine. Chaque parent se relaie et se forme à cette pédagogie très attentive au développement de l’enfant.

Pour en savoir plus sur nos aventures à Alter Eco!

 

Enregistrement audio sur le fonctionnement de la coopérative d’achat « La Saladelle » à Alter Eco:

Les ateliers de Bentenac (12 octobre)

Nous rencontrons Elsa et Florianne, éducatrices d’une trentaine d’année. Elles nous accueillent pleine d’énergie et l’envie de partager avec nous leur pratique. Nous commençons par une visite des lieux. Quatre hectares de terre organisés en différents espaces : maraîchage, élevage, ateliers des artisans (ébénisterie,ferronnerie,exploitation agricole en maraîchage agrobiologique et un petit élevage ) et lieu de vie avec cuisine et séjour partagés. Nous croisons des jeunes en train de donner à manger aux poules, de préparer des paniers de légumes, ou encore d’expérimenter la ferronnerie. Pendant que de bons plats sont en train de mijoter et qu’une agréable odeur enivre la maison.

Co-existent dans ce lieu: un Service d’accueil temporaire, un lieu de vie et d’accueil, des ateliers et un jardin. Tout cela chapeauté par l’association Etap, Espace Transitionnel pour l’Accès des jeunes à une Place sociale et professionnelle.

Le souci constant de l’association, a été de construire des dispositifs adaptés aux besoins d’adolescents particulièrement en difficulté tout en les intégrant à la vie sociale et professionnelle ordinaire.

Le brassage et la mixité des populations accueillies sont une des constantes de la pratique de ce lieu.

Pour en savoir plus

GARZA LOCA (18 Octobre)

Garza Loca est un collectif Aveyronais né de différentes rencontres grâce au compagnonnage REPAS, il est constitué de maraîcher.e.s, un métallier, des charpentiers, un herboriste, et une psychométricienne qui travaillent ensemble et mutualisent les moyens de production, le lieu, et les ressources monétaires. Ils.elles ont créer une association « La tambouille » qui favorise les liens sociaux à travers différents événements. Un camping va aussi bientôt voir le jour…

Le roucous

Le Roucous est un Lieu de Vie et d’Accueil à Viala du Tarn (Aveyron) qui accompagne des enfants et adultes autistes, psychotiques ou souffrant de déficience mentale. Les « permanents » partagent le quotidien avec les personnes accueillis, la vie collective est rythmée par des petits gestes, les repas, les discussions, la nature, les animaux… Le « vivre avec » prend tous son sens.
L’équipe fonctionne en horizontalité dans ses prises de décision et chaque personne reçoit le même salaire.

On se sent bien dans ce lieu chaleureux où les professionnels n’ont pas à jouer de rôle, ils sont authentiques et laissent donc la place à la rencontre

Notre écrit sur le roucous

Toulouse et les collectifs de soutien aux réfugiés

Retser: Réseau des Étudiants Toulousains en Soutien aux Exilés et Réfugiés

C’est une association toulousaine à but non lucratif, qui compte aujourd’hui plus de 120 bénévoles. « C’est avec le démantèlement de la jungle de Calais que nous nous sommes mobilisés pour créer le RETSER, faisant suite à une volonté citoyenne d’agir et venir en aide aux personnes exilées et réfugiés. Nous souhaitons principalement lutter contre l’isolement social dans lequel sont placées ces personnes. Du fait de la localisation des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO), la plupart vivent en périphérie de Toulouse et l’accès au centre ville est souvent long en transports en commun, ce qui ne les encourage pas à sortir régulièrement. Nous agissons chaque semaine pour leur permettre de les sortir de la routine quotidienne, de ce moment d’attente de régularisation souvent long et difficile psychiquement, en proposant des cours de français réguliers, des activités culturelles, sportives, des repas, des moments de vie en somme. »
Pour en savoir plus : cliquez ici

Le CEDIS: Collectif d’entraide et d’innovation sociale

Le CEDIS regroupe des travailleurs sociaux et des citoyens motivés par une action efficace visant à pérenniser l’hébergement des personnes jusqu’alors à la rue, avec non seulement mise à l’abri, mais prise en compte de l’accès aux autres droits fondamentaux : santé, emploi, alimentation, éducation, culture. « Le CEDIS, c’est la convergence des compétences des bénévoles qui s’engagent, qu’ils soient enseignants, travailleurs sociaux ou autres, sur les questions de culture, d’alimentation, etc, au sein de commissions diverses. »
Depuis mars 2013, la campagne de réquisition solidaire du CEDIS a permis à des centaines de personnes de se mettre à l’abri, le temps d’obtenir un hébergement ou un logement.
« Les actions illégales ne sont jamais là pour une simple protestation, si spectaculaire soit-elle, mais toujours pour apporter une solution à des personnes dans le besoin ».
Pour en savoir plus : cliquez ici

Saveur d’exil

Saveur d’exil un projet de traiteur associatif et solidaire, travaillant avec des cuisiniers demandeurs d’asile.

Pour:
– Imaginer d’autres formes de Solidarité, alternatives à la relation Aidant-Aidé : les Demandeurs d’Asile proposent leurs compétences, e…t ont le même pouvoir de décision que tous les autres membres de l’association (gouvernance partagée) …
– Créer des occasions pour les toulousains de rencontrer ces « réfugiés » sur lesquels on a souvent des préjugés …
– Faire Connaître la procédure d’Asile au grand public …
… Question pour un champignon : Quelle différence entre un Demandeur d’Asile, un Réfugié, un Migrant, un Sans-Papiers ?
– Soutenir les associations bénévoles …
… Euh, quelqu’un connaîtrait-il sur Toulouse un interprète en zaghawa parlant couramment français et disponible demain entre 20h et 22h… Bénévole bien sûr… ?
– Offrir un espace de convivialité et de partage aux Demandeurs d’Asile …
… 1 an en moyenne pour avoir la réponse à sa Demande d’Asile, quand on n’a pas le droit de travailler, qu’on ne connaît personne et qu’on ne parle pas français… c’est long !

– Rassembler une société divisée autour de ce qui nous procure à tous beaucoup de joie… nos estomacs !

Pour en savoir plus: cliquez ici 

TERA

 

 

Après notre trip Aveyronnais, nous débarquons à Masquières, petit village à proximité de Cahors dans le Lot et Garonne. Nous partons rencontrer le projet TERA: Tous Ensemble vers un Revenu d’Autonomie. La raison d’être de TERA est de « créer les conditions matérielles pour que chacun puisse expérimenter le chemin de son propre bonheur dans le respect des humains et de la nature ».

Pour ce faire, ce projet expérimental a pour finalité la construction d’un éco-village qui s’articulera autour de 6 axes fondamentaux : redessiner la démocratie, bien être et vivre ensemble, production locale du nécessaire, habitation durable, mutualisation des ressources, choix d’activités.

TERA c’est une démarche d’expérimentation, comme un laboratoire à ciel ouvert.

Pour plus d’information

La ZAD Notre Dames des Landes

Le territoire de la « Zone A Défendre »est dense et nous comprenons pourquoi tant de personnes se battent pour le défendre: 2000 hectares de terres agricoles (10 km d’est en ouest), on s’y est perdu et reperdu…

La défense du territoire ne se fait pas uniquement par l’occupation mais par l’expérimentation de nouvelles formes de vie.

Des pratiques agricoles, culturelles, artisanales se développent partout. Cela va de la fabrication de fromage de vache délicieux, au pain, à la radio, au travail du cuir ou du bois. On fabrique de la lessive à base de cendre et des tisanes avec des plantes médicinales. Il y a des espaces de gratuité, des ateliers de couture…

Nous sommes touchées de voir ce que les humains peuvent créer ensemble quand ils sont libres de leur temps. Ici se crée ce dont on a besoin : se nourrir, se loger, se chauffer. Le reste du temps est consacré à des rencontres formelles et informelles pour construire un nouveau modèle de société.

Dans cette multitude de projets, nous commençons à entrevoir ce qu’il y a de magique ici, en dehors de la lutte contre l’aéroport, il y a une conscience d’appartenir à une expérimentation humaine créative et résistance, porteuse d’un espoir qui va bien au-delà des frontières de la Loire Atlantique.

Pour en savoir plus

Lycée expérimental St Nazaire

Nous quittons Nantes et partons direction Saint Nazaire, grand port industriel, pour aller à la rencontre d’un lycée expérimental.
Le Lycée Expérimental est un établissement scolaire public qui propose une pédagogie alternative basée sur la cogestion entre élèves et membres de l’équipe éducative.
L’ensemble du travail réalisé au Lycée Expé, comme on dit, est de nature coopérative. Cela s’incarne aussi bien dans les aspects matériels et décisionnels que dans les activités pédagogiques.
Le but de ce projet est d’adopter au sein d’un établissement scolaire une alternative à l’enseignement classique et une réponse aux problèmes d’échecs scolaires, aux manques de motivation, et à l’envie de faire autrement.

Nous avons l’impression que les adultes sont rajeunis, plus décontractés, comme retrouvant un peu leur adolescence. Quant aux ados, ils paraissent plus matures, ils se positionnent dans les échanges, s’affirment, font des propositions, prennent des décisions.
En sortant du lycée expé de Saint Nazaire, on a comme envie de redevenir lycéennes.

Pour en savoir plus

LA CLINIQUE DE LA CHESNAIE