Squat

Durant notre voyage, nous avons rencontré plusieurs squats autogérés, nous détaillons ici certaines de ces rencontres… Squat de Gap, ZAD notre dame des landes…

Squat de Gap

Nous rencontrons Michelle à la « Maison Cezanne », un squat depuis plus d’un an à Gap. Elle nous évoque l’histoire de deux gamins de 15 ans, qui coursés dans le col de l’Echelle par les flics sont tombés dans une fosse de 40 mètres. L’un d’eux est toujours hospitalisé et dans la foulée il a été « déminorisé » à son arrivée inconscient à l’hôpital. C’est le dernier terme inventé par les autorités. Il qualifie l’acte de retirer son titre de mineur à un réfugié et par là annuler le devoir de l’état de prendre en charge les mineurs isolés par l’Aide Sociale à l’Enfance.

Tout devient plus dense, plus contrasté, plus inconfortable aussi. Je ne peux plus faire comme si je ne savais pas. L’étrange sentiment d’être à l’aube d’un tragique retour de l’histoire fait surface.

 

Nous échangeons sur les pratiques concernant l’ouverture de squat (ici c’est la CIMADE qui a beaucoup aidé à l’ouverture). Les difficultés concernant la présence sur le lieu des militants (clivage entre différentes organisations : ici aussi !:/) mais aussi les richesses : solidarité et entraide entre les habitants, lien avec les voisins, avec des asso pour des récup… Les différents collectifs de Veynes, de Briançon et de Die sont aussi très en lien.

Grâce à tout ce soutien, on sent que les habitants sont plutôt sereins concernant l’audience de demain, l’objectif étant de rester jusqu’à la fin de la trêve hivernale.

ZAD Notre dame des Landes

Lundi 27 Novembre

Nous arrivons à Notre Dame des Landes beaucoup plus tard que prévu… Nous nous demandons s’il est bien judicieux d’arriver en pleine nuit sur la « Zone A Défendre » sans savoir vraiment où aller. Heureusement, l’appel d’une amie à une amie nous sauve : à la ZAD il y a souvent des personnes qui arrivent à n’importe quelle heure et toujours au moins une personne pour accueillir. No soucie ! Cette amie nous oriente alors dans la nuit noire… Nous nous trompons bien sûr de chemin, c’est l’étape « obligée » à la ZAD … ! 2000 hectares de terres agricoles (10 km d’est en ouest), avec comme seule indication des panneaux de signalisation qui bougent et parfois se cachent dans une haie ou disparaissent….

« Bienvenue dans le monde merveilleux de la ZAD » nous dit notre amie,

« une autre dimension » …

Nous arrivons à Bellevue, la maison collective qui accueille le plus souvent les personnes de passage (l’organisation actuelle s’articule avec une semaine d’accueil par mois, ouf nous tombons sur la bonne semaine !). Nous nous installons sur le parking, juste à côté de flaques de boues (impossible de les éviter ici) …

1er lâcher prise : accepter que la couleur de notre camping-car se transforme progressivement au grès de nos allés retours dans la ZAD…

L’ambiance dans la maison Bellevue nous réchauffe : cinq/six personnes échangent autour d’un feu et d’une bonne soupe. Au fil des échanges, nous commençons à entrevoir la belle diversité des personnes présentes ici, ainsi que les difficultés inhérentes au vivre ensemble. Les principes d’autogestion, de liberté sont très forts ici, toute personne est accueillie sans qu’on lui demande quoi que ce soit.

Mardi 28 Novembre

Aujourd’hui, nous parcourons le long sentier bleu : le territoire de la ZAD est dense et nous comprenons pourquoi tant de personnes se battent pour le défendre. La nature est belle et pousse à la contemplation, la lumière du ciel reflète des belles couleurs vives sur les champs. Il y a des terres réservées au maraîchage et d’autres pour les vaches, les moutons, les cochons…

Au fin fond de la forêt, nous trouvons encore des traces de vies : des cabanes, des tentes, des abris qui s’entremêlent avec la nature.

Nous sentons un lien fort entre l’homme et la nature, une alliance charnelle. La défense du territoire ne se fait pas uniquement par l’occupation mais bien par l’expérimentation de nouvelles formes de vie.

La lutte face à la propriété privée, au productivisme, au grand projet inutile passe ici par le commun.

« La forêt reste notre dernier « commun » à tous, on peut s’y balader librement, s’y retrouver, cueillir des champignons, … Il s’agit ici d’expérimenter la valeur de ce commun pour ne pas le laisser disparaître ».

Nous avons pu apercevoir à quel point il est important pour toutes personnes à la zad de multiplier les initiatives communes, de recréer du lien malgré les tentatives de divisions du gouvernement. Il y a une volonté d’être le plus possible autonome, cela entraîne une entraide et un partage des connaissances.

Sur la soixantaine de lieux de vie présents, les informations circulent par le ZAD News, un journal distribué chaque semaine sur l’ensemble des lieux occupés. Il est essentiel pour connaître les rdv de la semaine, les mobilisations prochaines, les comptes rendus des réunions, …

Le non marché illustre aussi une partie importante de ce qui fait commun sur la zone dans la conception économique des échanges. Ici, on refuse le rapport marchand consommateur/ producteur. Toutes les semaines, les produits de la zone des chantiers collectifs et autres sont vendus à prix libre. Chacun.e met en fonction de ses possibilités, ainsi l’argent n’est pas une limite et tout.e.s peuvent se procurer de la nourriture.

Comme par exemple le réseau « cagette », qui s’est développé suite aux mobilisations contre la loi travail. L’idée est de nourrir les grévistes avec des systèmes de cagettes en regroupant des agriculteurs du coin (produits invendus, dons, …) afin de les soutenir dans la lutte. Les cagettes sont aussi distribuées aux migrant.e.s via les collectifs de soutien sur Nantes.

Les cagettes sont préparées à l’auberge des culs de plomb, lieu emblématique de la lutte, elle a été rénovée pendant des mois grâce à des chantiers collectifs. Elle est aujourd’hui une belle salle de banquet, les deux habitants historiques organisent régulièrement des repas communs pour plus d’une cinquantaine de personnes. Un slogan dans la salle indique : « notre arme c’est notre convivialité ! »

Nous pouvons aussi citer un des nombreux collectifs qui gravitent autour du soutien à la ZAD : COPAINS1 est un collectif de 6 structures agricoles composé d’agriculteurs et agricultrices. Le collectif se regroupe contre la destruction de terres maraichères, aide à l’installation de projets agricoles, il a occupé la ferme Bellevue lors de l’expropriation. Grâce à cette occupation, la ferme regroupe aujourd’hui une vingtaine de personnes sur des projets comme la tannerie, forgerie, couture, fromage, boulangerie, … Nous avons vu tout ce beau monde se mélanger et prendre beaucoup de plaisir à se réapproprier des savoirs.

Lors de notre balade à la ZAD nous avons aussi découvert l’Ambazada, un nouveau lieu destiné à accueillir les luttes du monde entier. Cette cabane de 5m sur 20, a été crée grâce à de nombreux chantiers collectifs l’été dernier. Elle est située au centre de la Zad, et pourra à terme servir de résidence pour les collectifs en lutte qui désireront s’y rencontrer autour de débats, d’ateliers, d’expos, de repas ou de fêtes. Des militant.e.s kurdes et de la communauté Chiapas s’y sont déjà retrouvé.e.s.

A la ZAD, il y a aussi une radio indépendante. Elle a pour le moins un programme étonnant, qui donne la voix à ceux qu’on n’a pas l’habitude d’entendre. Cela va d’une émission qui s’intitule « les livreurs de cocaïne et les dealers témoignent » à «  Vincent, entendeur de voix, parle des voix qu’il entend, et des groupes d’entendeur de voix ».

Des pratiques agricoles et artisanales se développent partout. Cela va de la fabrication de fromage de vache délicieux, au pain, au travail du cuir ou du bois. On fabrique de la lessive à base de cendre et des tisanes avec des plantes médicinales. Il y a des espaces de gratuité, des ateliers de couture.

Nous sommes touchées de voir ce que les humains peuvent créer ensemble quand ils sont libres de leur temps. Ici se crée ce dont on a besoin : se nourrir, se loger, se chauffer. Le reste du temps est consacré à des rencontres formels et informels pour construire un nouveau modèle de société.

Dans cette multitude de projets, nous commençons à entrevoir ce qu’il y a de magique ici, en dehors de la lutte contre l’aéroport, il y a une conscience d’appartenir à une expérimentation humaine créative et résistance, porteuse d’un espoir qui va bien au-delà des frontières de la Loire Atlantique.

En parlant de magie, revenons à notre récit journalier… Nous étions dans la forêt de Roanne, un Mardi matin, sur ce fameux sentier bleu…

Entre les pins et les épicéas nous rajoutons un peu de folie à cette forêt zadiste, nous imaginons les scènes des affrontements. Notre créativité nous amène même à penser que les arbres tombés au sol, ont été transformés en barricades par les zadistes (nb: on nous raconte par la suite qu’ils sont justes tombés à cause du vent…)

L’après-midi, nous assistons à la réunion des occupant.e.s. Elle dure plus de 4h. Comme une impression de déjà vu, nous assistons à un ordre du jour peu clair, chacun exprime son opinion à tour de rôle et parfois répète ce qui a déjà été dit, il n’y a pas réellement de décision prise, c’est flou… On en ressort confus et tendus.

Les sujets évoqués tournent autour des problèmes de violences dans la ZAD. Les divergences sont nombreuses sur la manière de gérer collectivement les comportements violents. On en ressort dubitatifs, nous avons comme l’impression qu’ils sont aux balbutiements de la construction d’un vivre ensemble.

Nous arrivons nous semble-t-il à une période charnière de la Zad. Jusqu’ici la raison d’être du collectif était la lutte contre le projet d’aéroport. Aujourd’hui des questionnements s’ouvrent sur « Comment bien vivre ensemble ? ».

Mercredi 29 Novembre

Aujourd’hui nous aidons au jardin collectif de « Rouge et Noir », désherbage (pour changer!) et récolte de panais. Nous discutons avec les jardiniers permanents, les visiteurs Nantais qui viennent découvrir la ZAD, et les copains espagnols qui sont à Bellevue avec nous en ce moment.

Nous continuons les débats commencés hier, et nous avons des débuts de réponse à nos interrogations…

La diversité des personnes présentes à la ZAD fait qu’il est parfois difficile de trouver des points de convergence, notamment lorsqu’ il s’agit de poser des limites claires contre la violence. Des actes importants sont posés, mettant à mal l’intégrité de certaine personne. Il arrive aussi que des personnes en situation de fragilité psychique « décompensent », avec présence de délire, hallucination ou idées suicidaires. La sécurité de base du collectif est parfois mise à mal. Tout le monde est d’accord pour dire que la violence est interdite, mais quand il s’agit de trouver la manière d’agir ça se complique. Certain.e ne souhaite pas qu’il y ait d’expulsion, d’autre le souhaite mais le dise à demi-mot par peur d’être jugé « d’autoritaire ».

Les occupants de la ZAD aimeraient que les solutions se trouvent à l’intérieur de la zone et non en faisant appel à un tiers extérieur. Ils pensent que c’est une manière de se déresponsabiliser, de sous-traiter les problèmes à des instances de l’état. (par exemple quand on appelle la police dès qu’il y a un souci sans chercher à savoir si on peut le régler collectivement ou qu’on hospitalise quelqu’un en hôpital psychiatrique). ((Nb : la police ne vient plus sur la zone depuis l’opération César en 2002.))

Beaucoup se posent des questions sur comment agir avec des personnes qui présentent des difficultés psychologiques ou souffrent d’addiction, et qui ont donc des besoins spécifiques ? Beaucoup témoignent du désir et en même temps de la difficulté d’aider ces personnes, par manque de disponibilité, par sentiment d’impuissance ou incompréhension. Seule la bonne volonté ne suffit pas. Plusieurs s’y essayent, créent des groupes d’écoute, des ateliers autour de la santé mentale, ou encore une commission « médiation » fait de douze personnes, changeantes, tirés au sort et volontaires. Cela s’appelle le « groupe des 12 », il est inspiré de la justice communautaire en vigueur au Chiapas (Mexique). Les personnes sont chargés de gérer les problèmes interpersonnels qui ne peuvent se résoudre naturellement.

Malheureusement ces groupes ne suffisent pas, certains nous font part de leur constat : les personnes en difficultés se retrouvent de nouveau « en marge », entres elles dans un coin de la ZAD.

Jeudi 30 Novembre

Nous n’avons pas passé un jour ici sans que les habitant.e.s souhaitent échanger avec nous autour de ce thème. Le désir d’un accueil inconditionnel de l’autre semble faire partie des valeurs fondamentales à la ZAD. « Quand on arrive ici, on ne demande rien, ni ce qu’on vient y faire, ni notre histoire, chacun vient avec ce qu’il est et reste le temps qu’il veut. » nous dit un habitant.

Mais le postulat selon lequel, dans la société on repousse trop souvent le problème « à l’extérieur » en donnant tout pouvoir aux spécialistes pour « gérer, prendre en charge, trouver des solution » aux problèmes rencontrés nous semble risqué dans le cadre de la santé mentale. Il nous semble que c’est nier la souffrance et les besoins spécifiques de ces personnes. Comme dirait Jean Oury, ils souffrent d’une double aliénation, sociale mais aussi psychopathologique. Effectivement nous devons disposer de lieux humains pour soigner la maladie mentale. La ZAD en fait partie, par son accueil inconditionnel et les multitudes expérimentations collectives possibles. Mais il faut aussi pouvoir proposer aux personnes fragiles un travail psychothérapeutique au cours duquel ils peuvent se saisir de moyens pour diminuer ou apaiser les effets des angoisses dont ils sont “victime”.

Vendredi 01 Décembre

Nous aidons au très petit jardin, jardin de plantes aromatiques et médicinales. Nous désherbons (pour changer!) et découvrons les plants de thym, mélisse, menthe, millepertuis, lamier blanc… et la construction de leur séchoir solaire.

Puis nous nous dépêchons d’aller aux discutions sur l’anti-psychiatrie, mais personne quand on arrive… Serais ce un sujet d’échanges peu réjouissant ici?

Week-end

Après quelques jours dans la boue et sans électricité, « Benj » (petit nom donné à notre camping-car) fait la moue et nous aussi… Nous partons à la recherche d’un autre coin où s’installer. Nous tentons aux Fosses noires et quelle surprise, nous y retrouvons Nino, enfant de Longo, rencontré au tout début de notre périple, à Longo Mai. Nous sommes accueillies chaleureusement. Ravies, nous apprenons aussi qu’ici on produit du pain et de la bière. On est bien tombées… !!

On travaille une journée à la super bibliothèque (et point d’accueil) de la ZAD et nous faisons une rencontre assez magique. Pour la petite histoire, juste avant notre départ en voyage nous avons dévoré le livre Les sentiers de l’utopie. Ce livre retrace le voyage de John et Isa pendant 1 an sur la route des squats/communautés autogérés en Europe. Nous étions très curieuse de savoir ce qu’ils étaient devenus après leur voyage, et de découvrir le lieu créé suite à leur périple : le collectif de la Ronce en Bretagne. On décide alors de leur envoyer un mail Samedi pour les rencontrer et quelques minutes après on tombe sur… John lui-même 🙂 Quelle synchronicité !

Après quelques années au collectif de la Ronce, il nous raconte avoir décidé avec Isa de partir pour s’installer sur la ZAD. Plusieurs heures de discutions plus tard, il nous invite à manger chez eux le lendemain.

Lors de ce repas, nous avons de grandes discutions sur la création d’un collectif de vie, et des conseils essentiels comme : ne pas avoir d’enfants les 3 premières années de la construction du projet, ne pas sous-estimer l’ampleur des travaux si le bâti acheté nécessite des rénovations, l’importance des outils à élaborer avec son collectif pour échanger sur l’équilibre entre individualité et collectif. Afin que le groupe soit un rehausseur de la personnalité singulière de chacun, comme un moyen de la révéler, de l’affermir, et non de la dissoudre.

Quelques bribes de discussion « ici on fait soi même, avec les autres. D’habitude face aux problèmes que l’on rencontre on se déresponsabilise, on demande aux instances de l’Etat de les prendre en charge ; ici on retrouve notre pouvoir d’agir. C’est un peu brouillant, pas parfait, mais on essaie… 10 ans c’est peu, on a besoin de plus de temps pour approfondir ces expérimentations, c’est pour ça que je continue à me battre pour la Zad »

Ce que nous retenons surtout de cette rencontre, c’est l’analyse de John et Isa sur la convergence progressive entre le désir de bien-être et le militantisme. Ils conjuguent une grande lucidité quant à l’évolution du monde avec une confiance en la propre force de chacun. L’énergie que l’on met à se battre « contre » doit toujours s’équilibrer avec le « pour ». Car « Résister c’est créer » et l’activisme passe par une confiance en ses propres potentialités, en la force du groupe. L’engagement dans une cause n’a pas à prendre la place sur l’attention portée à notre bien être et celui des autres.

Je laisse Starhawk (sorcière néopaïenne de San Francisco, écrivaine et militante écoféministe, merci John et Isa pour la découverte ! ) synthétiser ce propos : « l’idée de faire de la politique autrement restera en panne tant que l’on ne parviendra pas à produire des groupes aussi inventifs dans leur mode de fonctionnement et de décision que le type de société auquel ils en appellent. Si on échoue à faire qu’on ait de l’appétit à se rassembler, à travailler ensemble parce qu’on se sent devenir plus intelligent à cause des autres, on reste dans l’esprit de sacrifice, avec toute la violence et le silence que cela suppose ».

Lundi

Au programme : réunion sur les relations intergénérationnelles à la ZAD et AG du mouvement.Un groupe s’est créé depuis plusieurs mois autour du thème « comment bien vieillir à la zad ? »

La réunion parle de l’investissement d’un nouvel espace sur la zone, où plusieurs projets pourraient être réalisés (: Salon de thé, espace détente, yoga, coiffure, lieu intergénérationnel…). Ils prévoient d’y organiser des temps conviviaux, échanges de coups de mains, café, et possibilité de dormir sur place.

L’AG du mouvement nous amène une vision plus contrastée de la gestion des réunions. L’AG regroupe tous les collectifs contre l’aéroport NDL, il y a plus de 100 personnes présent.e.s ce soir-là. Nous observons plus de formalisation : au début de la réunion est expliqué l’ordre du jour, les thèmes déjà traités/ à traités. Après cette introduction, la parole est libre, une personne se propose pour faire circuler la parole. Mis à part cette personne, il n’y a personne d’autre de désignée. Il n’y a pas de temporalité sur la clôture des débats. On assiste alors au bout de deux heures à une fatigue générale qui s’exprime par des interventions qui se répètent ou qui ne sont pas adaptés au sujet, un manque d’écoute, et une augmentation des tensions.

A la fin de la réunion alors que la moitié des personnes présentes est partit, est finalement actée une action le 10 Février.

Ces observations lors des réunions à la ZAD nous donnent encore plus envie d’explorer et partager les outils d’intelligence collective. (Voir article sur Tera)

Nous terminerons sur une phrase d’un des habitants qui symbolise l’esprit de liberté défendu coûte que coûte « On peut faire ici ce qu’on souhaite vraiment, c’est un grand terrain de jeux, on réalise nos rêves de gosses, tout est possible ».

C’est ainsi qu’Isa, John et d’autres ont eu l’idée folle de construire un phare au plein milieu de la ZAD, eh oui pourquoi pas !

1Collectif des Paysans Contre l’Aéroport

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